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Interview de Sarah Abitbol et de Stéphane Bernadis

Sarah Abitbol et de Stéphane Bernadis

2ème partie : Questions à Sarah

 

11- Oui, mais d’ailleurs cette étiquette de miraculée, de blessée, n’avez vous pas peur qu’elle vous colle à la peau ?

Ce qui m’énervait à l’époque de la blessure, c’est lorsque les gens disaient de moi : « Oh, c’est la petite qui s’est blessée aux JO, la pauvre » et maintenant, ce qu’ils disent c’est « Ah, c’est celle qui est revenue au niveau moins d’un an après sa blessure ». Cette étiquette me convient plus que celle de la blessée aux JO, qui n’est jamais revenue…L’ensemble des remarques est positif.


12- Quand on patine en couple et que l’un des deux doit déclarer forfait, se sent-on coupable par rapport à l’autre ?

On a signé ensemble, il y a dix ans pour le meilleur et pour le pire. Quand je me suis blessée, il l’était aussi, mais dans son cœur et je n’ai pas pensé que c’était de ma faute, on était tous les deux dans la même galère. Quand on patine en couple, il faut tout voir à deux, et si ça avait été lui le blessé, ça aurait été la même chose.


13- Et cette union que vous évoquez, que vous apporte-t-elle du fait qu’elle se passe aussi à la vie ?

Nous, ça nous a beaucoup aidés. Moi, ça m’a permis de gagner du temps dans ma guérison et vouloir lui prouver que j’allais y arriver. Je crois que si on n’avait pas eu cet amour en dehors de la glace, je ne pense pas que j’aurais réussi aussi bien et aussi vite.
Dans nos programmes et nos exhibitions, les gens disent qu’ils le perçoivent.


14- Votre reconversion se fera alors à deux ?

On est complémentaire dans le travail. Je pourrais m’occuper de la chorégraphie, pendant que Stéphane gèrerait la patinoire. A l’avenir, je ne sais pas si on sera tous les deux ensemble car cela dépendra des opportunités qui se présenteront. Lui, est très businessman, alors que moi, beaucoup moins.


15- Et tout ça peut-il laisser une place au rôle de femme, de maman ?

Je connais un couple artistique qui a fait une parenthèse pour un bébé et qui est revenu au plus haut niveau, mais ça reste rare. Non, je pense que le jour où on décidera d’avoir un enfant, si on est toujours ensemble d’ici là, j’émets toujours des "si", on pourra toujours continuer les galas. Ca pourrait être la parenthèse entre les Amateurs et les Professionnels. On pourra arrêter six, huit mois et reprendre car il ne s’agira plus de sport de haut niveau. Tout cela dépendra des opportunités.


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